26.02.2010
El Niño pasa… !
Non non je ne vous fait pas une parodie de la chanson andine bien connue « El Condor Pasa » reprise par Simon & Garfunkel il y a quelques années, mais plutôt du temps qu'il fait ici ! Non je ne vous parlerais pas de pluie et du beau juste pour parler mais pour témoigner du changement climatique. Un peu d'écologie, ça ne fait pas de mal de temps en temps ! D'ailleurs je vous recommande d'écouter le reportage de François Ruffin « Petite excursion dans l'imposture durable » dans l'émission de Daniel Mermet « là bas si j'y suis » du 17 décembre 2009 sur France Inter.
Quelle n'a pas été ma surprise ce matin en levant que d'entendre tomber la pluie, j'avais oublié ce bruit depuis bientôt 3 semaines que je suis là (et oui déjà, même si pour certains raisons, j'ai l'impression que ça fait beaucoup plus longtemps !), et m'étais plutôt bien habitué au 20° à 10h quand je partais au boulot ! Bon pour un gars de l'ouest de la France me direz-vous, « la pluie ça le connaît... », oui mais là... ! A peine sorti de l'hôtel, et deux cuadras (vous vous rappelez de ce qu'est une « cuadra », Cf. article sur l'architecture des villes latino-américaines) j'étais déjà trempé de chez trempé ! Au final, le carnaval de la semaine dernière c'était rien... ! Pour ceux qui me suivent depuis mon 1er voyage en 2006 (déjà...) en Amérique Latine, plus précisément au Honduras, ça me rappelait les pluies tropicales auxquelles j'ai eu le droit quand j'étais sur la côte caraïbes et même celles de la région d'Olancho (dans le centre du pays) où je vivais. A la différence que celles ici sont fraiches et que contrairement au Honduras, je ne me presse pas pour aller chercher mon shampoing et prendre une douche dans le patio, car c'est le seul moyen d'avoir de l'eau propre... ! Ici, on n'a qu'à ouvrir le robinet ! Tiens en parlant de ça, petite explication de comment fonctionnent les douches. Vous vous doutez bien que l'eau chaude ne sort pas comme ça des tuyauteries. Elle est chauffée par le biais d'une résistance électrique (qui prend feu par moment...expérience vécue en 2008 au Carretero à La Paz). En gros, vous voulez de l'eau chaude, il ne faut pas ouvrir le robinet trop fort et éteindre la lumière (ba oui c'est branché sur le même réseau électrique...) mais du coup faut savoir se doucher dans le noir, ou alors vous avez la lumière et de l'eau tiède... ! C'est une habitude à prendre ! Bref, revenons à nos lamas ! Des pluies diluviennes se sont abattues sur le pays à cause d'El Niño (et oui même au beau milieu de l'Amérique du Sud), causant des inondations dans les villes (la région de Cochabamba a été la plus touché du pays selon les infos), des crues de rivières qui ont emporté quelques ponts et un camion (les journaux passent en boucle les mêmes images : un semi-remorque se dit qu'il va traverser la rivière où il devait y avoir un pont alors que l'on voit que le courant emporte tout sur son passage... Ca n'a pas loupé, il a fait 20m, c'est fait embarquer par le courant et est tombé du pont d'une bonne quinzaine de mètre...). Nous, sur Cochabamba Cuidad, la zone sud a connu les pires inondations de toute son histoire et le centre à son habitude n'était qu'une immense mare... On ne voyait plus la route, l'eau était montée au niveau des trottoirs, les caniveaux (pour le peu qu'il y en a) étaient « full », bref, on jouait à saute-mouton sur les quelques pavés qui sortaient la tête de l'eau en prenant garde que la voiture qui arrive à toute vitesse te voit et freine mais pas trop sinon elle glisse et que surtout tu as le temps de sauter sur le pas de porte du magasin pour pas qu'en passant, la vague provoquée par la voiture ne te mouille plus que ce que tu n'es... ! Comme on dit au Québec « C'tél Fun Tabarnac ! ». Un temps à rester au lit avec sa chérie au chaud à regarder les derniers films sortis au cinéma, déjà en vente en DVD à tous les coins de rue de Cocha à partir de 19h ! Y sont fort ces boliviens... ! Sinon niveau boulot (ba oui je suis quand même là pour ça), ça avance tranquillement. Du 4 au 7 mars, je serais à Tarija (région viticole du sud de la Bolivie...) pour la FIT (Feria Internacional de Turismo) avec Julie et d'autres membres de TUSOCO, et je reste après sur place pour aller voir une communauté qui est à côté donc ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de nouvelles ! Pour info, il faut environ 20h en bus pour aller à Tarija de Cocha donc je profite de l'occasion d'être sur place pour faire un détour et m'éviter deux voyages sur une route calamiteuse... !
Pour ceux qui veulent m'appeler pour prendre des nouvelles, mon numéro bolivien c'est (00591) 774 04449. N'oubliez pas qu'il y a 5h de décalage donc quand il est 14h30 chez vous, je me lève... !
Besos
16:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cochabamba, el niño
22.02.2010
Fin du carnaval
Muy buenos dias
Après 3 jours « intensifs » de travail, le weekend était la bienvenue et c'est avec un certain plaisir que j'ai repris les cours de capoeira vendredi soir. Autant vous dire qu'après 5 mois sans avoir fait de réel sport, la reprise fut assez dure...Mes cuisses me le rappellent aujourd'hui dimanche au moment ou je vous écris. J'ai rencontré jeudi soir à l'hôtel un nouveau français qui venait d'arriver et qui est en stage à La Paz pour 5 mois à l'IRD (Institut de Recherche et de Développement). Et par le plus grand des hasards, il vient de ........Besançon ! (Dédicace pour Mo, il habite précisément dans un village perdu du Haut-Doubs). Le contact s'est donc créé rapidement et on a fini par aller boire un coup, vendredi soir, avec deux parisiennes que l'on avait rencontré dans la journée.
Samedi était le dernier jour du carnaval et pas des moindres car c'était le défilé de « l'ejercito », les militaires, la police, etc pour les non hispanophones. Autant vous dire qu'en Bolivie, quand ils défilent ce n'est pas en tenue de militaires mais déguisés et parfois de façon bien ridicule... C'est bon ça Coco (DreamTeamiens si vous me lisez, c'est pour vous). Donc nous voila partis samedi matin vers 10h pour le Prado (grande avenue de Cocha), arrivés sur la Plaza Colon (en bas du Prado, Cf album photo Cochabamba), on en profite pour acheter quelques « globos » (ballons de baudruches remplis d'eau) à 1bolos les 8, et une bombe de neige artificielle (qui ressemble plus à de la mousse à raser), au cas où... Et oui c'est peut être la seule fois de l'année où on peut lancer des bombes à eau et de la mousse sur les militaires donc pourquoi se priver !!!Après avoir trouvé un trou pour se faufiler à l'intérieur, on trouve à se poser par terre pour regarder passer le défilé. Enfin, entre le moment où l'on est rentré et celui où l'on s'est assis, on s'est pris une bonne douche à coup de pistolet à eau, « globos » et mousse. Nos têtes de « blancitos » faisant de nous des cibles privilégiées. Beaucoup de déguisements d'Avatar (oui oui le film est sorti ici et on le trouve même en DVD...), de personnages de dessins animés (Mario et toute sa troupe, Spiderman, etc.), de fruits et légumes dont le célèbre Pepinos qui se moquait des colons espagnols...
Enfin, dans mes préférés, ceux habillés en femmes ou transsexuels dansant sur « In The Navy »... ! Et oui, les militaires boliviens peuvent avoir de l'humour, même si cela ne se remarque pas forcement au premier abord. Après quelques heures de défilé, de lancer de « globos » et avoir été aspergé de mousse dès que l'on faisait 1 mètre, rien de tel qu'une bonne grillade sur le bord de la route ! Retour sur la Plaza Colon, où l'on se décide à acheter chacun une bombe de mousse et des « globos » en cas de légitime défense bien sur ! Cela n'a pas failli, à peine deux mètres de fait que des « globos » tombaient du ciel, les pistolets à eau faisaient feu à volonté et donc nous aussi en réponse à leurs attaques ! On a bien du passer 1h à se « battre » contre les boliviens et à faire nos Warriors. Oui, le bolivien est un peu mesquin, attaque de dos, et ne pense pas non plus que des « blancitos » font venir le titiller à coup de mousse...Erreur mes amis, vous êtes tombés sur les seuls, qui vous attaque de face et sans raisons apparente ! Après tout, c'est la tradition ! Après avoir fait notre devoir civique de Cochabambinos, on est rentré à l'hôtel en vidant nos bombes de mousses sur ceux qui passaient (personnellement, je m'attaquais à ceux qui attaquaient les jeunes filles sans défenses, c'est mon côté Robin des Bois ou Chevalier servant). Deux gringos ont regretté de nous avoir croisé, car ils ont senti en nous voyant arriver qu'ils allaient y passer... Qu'est ce qu'on a rit ! Bref, un samedi bien sympa, rentrés gaugé à l'hôtel comme dirait Vincent le Bisontin, on aurait eu meilleur temps d'y aller en maillot de bain, mais bon !
Le reste du weekend a été calme, histoire de se reposer de ce samedi de folie et surtout essayer de faire passer mes courbatures de vendredi ! Je pense que lundi je n'irais pas à la capoeira, j'attendrais mercredi !
Vous pouvez retrouver les photos du carnaval dans l'album « Carnaval Cocha 2010 ».
Besitos a todas y todos,
Que les vayan bien, un saludo de Cocha.
15:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : carnaval, cochabamba, entrada, globos
16.02.2010
Devinette
Muy buenos días a todos
Ne vous inquiétez, non hispanophone, je ne vais pas écrire tout l'article en espagnol même si ca serait un très bon exercice pour une bonne partie de vous. Quelles sont donc les dernières nouvelles de Cocha ?? Aujourd'hui découvrez avec moi et en devinette le thème de cet article... !
Mon 1er sort le soir après 22h dans les bars « branchés » de Cocha habillé d'une petite chemise cintré, un jeans stylé délavé, des chaussures à bout limite pointus et parfumé...
Mon 2ème se dit qu'il va y aller à pieds...
Mon 3ème dit connaître la Bolivie alors qu'il a passé à peine 2 jours dans 3 grandes villes...
Mon 4ème ne parle pas un mot d'espagnol...
Mon 5ème sort avec 600$ dans ses poches et se les fait voler dans un bar...
Mon tout est une « espèce » que je n'affectionne pas particulièrement...Je suis, je suis ???
Hé oui, je suis un « puro gringo » !! Non je ne fais pas de l'anti américanisme primaire, c'était des anglais... mais ce n'est pas mieux.
Comme vous l'aurez compris, j'ai rencontré des gringos dans l'hostal où je loge à qui toutes ces choses sont arrivées. Une fois de plus, le stéréotypage que je fais de ces personnes s'est révélé juste et nous a beaucoup fait rire avec 3 sympathiques chiliens que j'ai rencontré. Je sais que ce n'est pas bien de rire du malheur des autres, je n'ai pas été élevé comme ça, mais bon ce sont juste des choses qui reviennent tellement souvent qu'au final...
Autre sujet beaucoup plus gai, comme je vous l'ai dit en ce moment c'est la période des carnavals et les « guerra de agua » (bataille d'eau), font de plus en plus rage dans la ville. Que vous soyez, jeune, vieux, homme, femme, à pieds, en voiture, à moto ou tout autre moyens de locomotion, vous êtes concernés (Cf. album photo Cochabamba). Autant dire que la « paranoïa » ne s'amplifie de jour en jour et qu'il est impossible de marcher sereinement dans la ville... Vous n'êtes jamais à l'abri d'une attaque au pistolet à eau, à la bombe de mousse ou au ballon de baudruche ! Même dans un bus ou dans un taxi ! Heureusement les festivités se finissent samedi donc la vie normale va pouvoir reprendre son cours ! Enfin ! Non pas que je sois contre ce genre de pratique (je suis le 1er à me joindre à une bataille d'eau) mais durant une semaine, ca commence à faire long, très long.
Sinon que s'est il passé depuis mon dernier article ? Vendredi dernier, nous avons été enfumer l'agence de voyage de Tusoco (cf album photo Tusoco) pour chasser les mauvais esprits, et fait des offrandes à la Pachamama (Terre-Mère) afin que cette dernière nous apporte prospérité, sécurité, fertilité, argent, paix, sexe, etc. Et profité au passage pour se balancer quelques bombes à eau comme le veut la tradition du carnaval. Le tout arrosé de Taquiña (bière locale) à 11h et ceux jusqu'à 13h/14h (à vrai dire je ne sais plus trop l'heure de fin, j'étais un peu « fatigué » dirons nous...). Le weekend a été plutôt calme, j'ai bullé au soleil entre le patio de l'hôtel et les terrasses de café, rencontrés des chiliens (Bernadita, Franquisa et Ignacio) fort sympathiques (je retire une partie de ce que j'ai dit sur eux, sauf que c'est quand même des « voleurs de mer » mais bon...).
Petite parenthèse pour vous expliquez le « voleurs de mer » (on reprend le cours sur l'histoire de la Bolivie, mais je vous fais un résumé rapide et concis)...
1879-1884 : guerre du pacifique entre la Bolivie et le Chili. Le Chili (vainqueur) ampute le territoire bolivien (qui faisait plus de 2 millions de km² lors de son indépendance en 1824) de son accès à la mer (sur la côte Pacifique vous l'aurez bien compris) et par la même occasion le désert d'Atacama, riche en cuivre et nitrate. Maintenant devenu aussi une destination pour les touristes et pour les scientifiques car c'est un des meilleurs endroits au monde pour l'observation de la galaxie (de nombreux clichés des agences spatiales ont été pris d'ici). Bref, vous l'aurez compris, les boliviens ne l'ont pas très pris, malgré les offres des chiliens qui ont construit une voie ferrée entre La Paz et le littoral (aujourd'hui plus en service entre La Paz et Oruro) et offert l'usage du Port d'Antofagasta. Pas assez pour les boliviens (à juste titre). La question est toujours d'actualité et les différentes gouvernements ont bien compris qu'elle était un bon moyens de rassembler toute la population (pour une fois) pour une seule et unique (et juste) cause. Pour continuer rapidement dans le « prenons à la Bolivie des territoires dont « elle ne sert pas »), le Brésil l'a amputé d'environ 500 000 km² entre le nord et l'est du pays en 1867 et 1903, le Pérou lui a pris 250 000km² en 1909, l'Argentine environ 200 000km² entre 1862 et 1883 et enfin (oui quand même ca suffit) le Paraguay 250 000km² en 1935. En une petite centaine d'années d'indépendance, la Bolivie a vu son territoire réduire de moitié...
Ca c'est donc une partie peu glorieuse pour la Bolivie. Sinon pour un côté un peu plus drôle, il faut savoir que la population bolivienne se nombre à environ 9,5 millions d'habitants, plus 3 millions de lama... ! (Environ pour les lamas, on n'a pas encore retrouvé ceux qui sont partis les compter, parait que ce sont des belges...).
Reprenons la suite des évènements, weekend peinard avec mes nouveaux copains chiliens à qui j'ai fait profité de ma connaissance plutôt pas mal de La Paz, entre bons « bouis-bouis », hôtel pas cher et choses à faire, ou à ne pas faire, ils ont été comblés.
Voila les dernières nouvelles, je reprends le boulot mercredi pour 3 jours, j'essaye de mettre plus de photos dans la semaine, mais vous pouvez déjà consulter 3 albums (certains avec des photos de 2008, le paysage n'a pas tellement changé en 2 ans).
Besos a todas y todos, suerte, paz, amor, felicidad, y no olviden agradecer a la Pachamama (la tradition veut que lorsqu'on ouvre une bouteille, les premières gouttes soient pour elle que vous soyez dehors comme dedans. Allez hop, tout le monde en renverse un peu par terre, et l'année sera heureuse !)
13.02.2010
Le carnaval en Bolivie, ou comment devenir parano… !
Le carnaval en Bolivie, ou comment devenir parano... !
Carnaval et paranoïa ne sont pas des mots que l'on associe de suite quand on y pense ! Mais en Bolivie, ils s'associent très bien ! Petite explication. A partir de la deuxième semaine de février, c'est le début des carnavals en Bolivie, le plus réputé étant celui d'Oruro. Ville minière de l'Altiplano bolivien (et véritable courant d'air, ils ont du oublier de fermer les fenêtres...), la ville n'est pas une destination touristique de premier choix, mais bien souvent un passage obligé car au carrefour de toutes les routes de Bolivie (qui sont très nombreuses, enfin ça dépend si vous parlez en route asphaltées ou pas...). Mais la ville fait son plein de touristes et de locaux durant le carnaval, cette année du samedi 13 au vendredi 20 grosso modo. Ensuite, la « saison » des carnavals continue dans tout le pays, grande ville, villages perdus de l'Amazonie, etc.
Mais, me direz-vous, et la paranoïa dans tout ça !!? Les 15 jours avant le début du carnaval, des choses étranges se passent dans les villes. De mystérieux ballons de baudruche remplis d'eau « tombe du ciel », on ne se fait pas arrosé que par les jets d'arrosage... Comme vous l'aurez surement compris, la « tradition » autorise pendant ces 15 jours à balancer sur les gens des bombes à eau, où plus mesquin, tirer avec des énormes pistolets à eau de l'arrière des pick-up qui roulent (et donc impossible à rattraper, sauf en montant dans un taxi et en criant « Sigue este carro » (Suivez cette voiture en français dans le texte) d'un air décidé...mais bon ça c'est dans les films). Vous comprenez maintenant pourquoi on devient vite « parano » et ca va durer encore quelques jours (Nous, à Cocha, c'est lundi). A force de voir des gens se faire « attaquer », on prend vite ses précautions, toujours regarder si des enfants ne sont pas sur un balcon, si le sol n'est pas bizarrement très mouillé (sachant qu'il fait un bon 25° en ce moment...). Je dois vous avouer que j'ai subi une attaque à la bombe à eau mais malheureusement pour eux, j'ai été très réactif. Quelques années de colo et de basket, m'ont permit de rattraper la bombe à eau dans un mouvement digne de la pelote basque, puis je leurs ai gentiment ramené de l'autre côté de la rue, d'où ils avaient lancé la bombe à eaux, avec un petit sourire ironique et un « mala suerte » (pas de bol). Rien de bien méchant, mais dans un pays où l'eau est une denrée rare et cher, on peut quand même se poser des questions sur cette tradition, qui est plus forte que l'écologie, ou la préservation des ressources naturelles! (C'était mon petit « coup de gueule » de la semaine).
Sans transition, suite de notre étape gastronomique en Bolivie. Après les « snacks » (salteñas, empañadas, etc.) passons à l'étape suivante. Les kiosques ou « boui-boui » du coin de la rue qui le soir, poussent comme des champignons. On y trouve l'excellente et atypique Salchipapa : frites, avec dessus des morceaux de knacky (saucisses de Strasbourg en fait), le tout cuit ou plutôt dirons frits sur lequel viennent se mêler mayonnaise, ketchup et moutarde... ! La sachicarne quand à elle, est la même que la présente mais avec des petits morceaux de viandes en plus (eux aussi bien sur cuit dans l'huile). Passons les hamburgers, ou autres tacos que l'on trouve dans tous les pays maintenant. Non les boliviens ne mangent pas que ça. Ne vous inquiétez pas ! On trouve aussi (toujours dans la rue) des mamitas (mama bolivienne) qui vous servent d'excellentes soupes, et plats cuisinés en sauce (accompagnés avec du riz ou des patates) que l'on mange assis tranquillement sur un banc au bord de la route en compagnie des lycéens qui viennent de sortir de classe, des « ejecutivos » (autrement dit, les exécutifs, bref ceux qui sortent des bureaux en costard pour faire rapide). Un mélange des genres, de classes sociales mais une ambiance fraternelle et bien sympathique. Beaucoup plus que dans les restaurants plus huppés, où s'entassent touristes et boliviens trop riches pour manger dans la rue. Je finirais par une phrase de Manu Chao, extraite d'une «charla » (discussion) :
"Tous les globe-trotters du monde le savent, c'est dans les rues qu'ils se frottent à l'identité d'un pays, tant esthétique que politique, tant mystique qu'économique"
22:19 Publié dans Vie d'expat | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.02.2010
Début de semaine
D'abord merci à tous pour vos commentaires et petits messages, ça fait « bin plaisir » (comme disent les Québécois) de voir qu'on suit un peu mes aventures !
Ensuite, désolé pour l'indigestion du dernier article sur l'histoire Bolivienne (et encore je vous ai vraiment fait un condensé...), je tacherais de ne plus le refaire ! En parlant d'ingestion, je voulais vous faire la suite de la leçon sur la gastronomie bolivienne mais bon vous vous demandez peut être plutôt ce que je fais au boulot ! Donc aujourd'hui, « Mais qu'est ce qui fait donc au travail le p'tit gars !»
Lundi, premier jour, arrivé de « bonne heure » (pour moi... !), 9h30 au bureau de TUSOCO. Sur la route, j'ai eu le temps de boire un p'tit jus d'orange et de manger des salteñas (maintenant que vous savez ce que c'est). Je retrouve donc Julie (pour ceux qui n'ont pas tout suivi depuis 2008, j'avais bossé avec Tusoco lorsque j'avais travaillé sur un circuit de tourisme solidaire pour une asso française et j'avais rencontré Julie à ce moment, française bossant pour TUSOCO en temps que SVI). Présentation de l'équipe du bureau, Henry (qui fait un peu de compta, mais aussi homme à tout faire et qui devrait être embauché comme chauffeur officiel d'ici quelques temps), Jacky (la secrétaire, qui a une voix très aigüe et donc que l'on entend dans tout le bureau), Sandro (le coordinateur national, un peu le « chef »), Annick (québécoise, qui vient d'arriver pour un volontariat de deux ans et qui va bosser sur la place du social, du culturel, dans les communautés, enfin un truc comme ça mais en plus compliqué !), Julie (responsable communication et commercialisation). J'ai donc investi mon bureau (dans la grande salle de réunion), branché le pc et été surfer sur Internet, vu que je n'avais pas grand-chose à faire... J'ai quand même lu quelques docs sur ce qu'avait fait une volontaire et dont je vais continuer le travail. Pause, déjeuner et café et retour au boulot. L'après-midi a été aussi « chargée » que la matinée, donc j'ai bullé encore et toujours au bureau. Retour à l'hôtel, j'ai papoté avec un allemand et un français qui trainait dans le patio. Coucher pas tard car plus l'habitude de me lever si tôt, mais surtout qu'à 6h30, des gens ont du promener leurs meubles dans la chambre au dessus de moi donc réveil peu agréable.
Mardi, j'ai rencontré Julio (président de la Red TUSOCO), Julian (mon homonyme, futur comptable du réseau et guide dans les communautés de l'Altiplano).
Petite parenthèse pour expliquer le fonctionnement du réseau. Tous les salariés du réseau sont originaires des communautés dans lesquels se passe les circuits et sont élus par l'ensemble des membres du réseau, sauf Julie, qui est en SVI, donc payée par l'organisme français qui gère les volontaires internationaux.
Encore une matinée pleine de boulot, aller consulter mes mails, regarder par la fenêtre ce qu'il se passe dans la rue (c'est toujours un spectacle !) et au final, quand même des recherches sur Internet pour le boulot. Histoire de savoir à qui TUSOCO va proposer les projets que je vais mettre en partie en place. Mais quels sont donc ces projets me direz-vous ? Et bien il s'agit en fait de projets de volontariat de courte durée (2 à 3 semaines) proposé dans le cadre des congés solidaires, donc adressé aux « vieux », heu je veux dire aux salariés de 27 à 40 ans. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, petite explication.
Les congés solidaires sont une forme de Solidarité Internationale qui permettent à des salariés d'entreprise de partir de 2 semaines à 1 an, dans des pays en voie de développement, afin de participer avec les populations locales à différents types de projet (cours de langues, construction d'une école, participation à la restauration de sentiers de randonnées dans des parcs naturels, etc., etc.). Le salarié vivant chez l'habitant, faisant partie de la communauté, permettant alors des échanges culturels, dans le respect des traditions de chacun. Tout le monde peut y trouver son compte et toutes les compétences sont bonnes à prendre. Donc si vous êtes intéressés, consulter la page de Planète Urgence, Développement sans frontières, ainsi que la suivante qui explique plus en détails les congés solidaires).
Voila ca c'est fait ! Sinon fin de journée cool, je suis parti du boulot plus tôt pour trouver un nouvel hôtel où je ne serais pas réveillé à 6h30 et un peu moins cher ou avec des meilleurs services et surtout un lit plus confortable. Au final, j'ai fait une sieste et donc pas eu le temps de la faire ! Ca sera pour demain ou après demain. Je partirais de l'hôtel surement en même temps que Rodolphe, un normand que j'ai rencontré ici, et un allemand avec qui ont parle le soir dans le patio. Tranquillement assis sur des chaises en fer forgé, regardant les étoiles dans le ciel, le tout en short et t-shirt car il fait encore un bon 20° ! Bref, l'horreur... !
16:07 Publié dans Tourisme solidaire | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tusoco, planète urgence
08.02.2010
Un dimanche à Cocha
1er dimanche en Bolivie ! Comme tous les dimanches peu de choses à faire mis à part buller tranquillement sur une petite place ombragée par les palmiers, après avoir récupéré du décalage horaire. J'ai repris mes petites habitudes des jus d'orange fraichement pressé du coin de la rue ! Rien de tel pour bien commencer la journée ! J'ai pris le temps de feuilleter les petites annonces du journal local pour voir les appartements à louer. Quelques numéros relevés pour des logements à prix « corrects » (pour la Bolivie), j'appellerais dans la semaine après avoir vu avec les gens bossant à Tusoco s'ils ne connaissent pas quelques plans et être passé à l'alliance française, où il doit bien y avoir quelques stagiaires français. J'ai retrouvé à l'hôtel, une française, vivant à Nouméa, qui profite d'être en retraite pour voyager, et un couple de français (eux aussi à la retraite) qui font la même ! Ils ont été assez surpris de voir qu'à mon si jeune âge, j'avais fait autant de choses... Ba, c'est bien connu, les voyages forment la jeunesse ! Bref, un dimanche vraiment cool. Du coup, je vais profiter de ce peu de nouvelles intéressantes pour vous en apprendre un peu plus sur la Bolivie et Cochabamba. Après, Histoire et Architecture, passons à Histoire et Civilisation ! Programme alléchant vous allez me dire ! Il faut bien vous éduquer un peu aux sociétés des pays en voie développement, je n'utiliserais pas les termes « sous développés », « du tiers-monde », ou autres « pauvres », etc. car selon ma vision, et après plusieurs voyages, il m'est apparu le fait que l'on aurait beaucoup à apprendre d'eux... Mais je ne lancerais pas un débat aujourd'hui là-dessus ! (Ne vous inquiétez pas, ça viendra prochainement !).
Je vous fait une brève rétrospectif de l'histoire bolivienne en ne citant que des grandes phases (qui permettent de comprendre aujourd'hui pas mal de choses, les raisons de certains conflits, etc) non exhaustives bien sur ! L'histoire de la Bolivie est à mon goût très intéressante mais je ne suis pas objectif... !
1400 avant J. -C à 400 après J. -C (J. -C n'étant pas Jacques Chirac vous l'avez bien compris...), on voit apparaître les premiers hommes sur l'Altiplano bolivien (anciennement Haut Pérou).
500 - 800, c'est l'arrivée des cultures impériales de Tiahuanaco, et du centre cérémoniale de Tiahuanaco situé sur les bords du lac Titicaca. La civilisation Tiahuanaco (comme beaucoup de civilisations à cette époque) possédait une maitrise technique avancée (on devrait peut être leurs demander des conseils pour les chantiers chez nous...) qui se remarque facilement lorsque l'on visite le site de Tiahuanaco. Ils ont quand même réussi à acheminer des blocs de pierre de 55 tonnes sur des bateaux en bois d'une rive d'un lac à l'autre puis jusqu'au site situé à environ 50km ! Il y a eu un reportage assez intéressant diffusé sur Planète qui essayait de voir ou de trouver une relation entre le site de Tiahuanaco et celui de Stone-Age, où ils ont essayé de reproduire le mode de transport par bateau de bois. Autant vous dire qu'ils se sont retrouvés les fesses dans le lac quand ils ont essayé... !
800 - 1400, civilisation Tiahuanaco et son déclin, dont on ne sait pas vraiment le pourquoi du comment. Plusieurs hypothèses, la première est que la cité aurait été ruinée par la baisse du niveau du lac Titicaca et donc l'aurait laissé loin du rivage. Deuxième hypothèses, la civilisation aurait été massacrée par une attaque des Kolla (appelés aussi Aymara), peuple guerrier venant de l'ouest, qui laissa place à une légende, qu'un colon espagnol m'a conté l'autre jour quand on prenait un café, qui décrit une bataille sur le lac Titicaca entre les Kolla et des « hommes blancs barbus » (non ce n'est pas le Père Noël et ses lutins) mais surement les habitants de Tiahuanaco.
1400 - 1534, « Tiens voila les Incas, voila les Incas... ! » Comme vous l'aurez compris, c'est l'apogée de la civilisation Inca, qui voulait agrandir leur empire dont le siège était au Pérou, à Cuzco (qui veut dire « nombril » en Aymara). Ils étendirent quand même leur empire jusqu'à l'actuelle Bolivie, au sud vers le Chili, et l'Argentine puis au nord jusqu'à l'actuelle Equateur et sud de la Colombie. Je vous passe l'histoire de la civilisation Inca (qui est très intéressante) déjà parce que vous ne comprendriez plus grand-chose entre le Sapa Inca, monarque absolu et descendant du dieu Soleil qui dirigeait « selon lui » une dictature socialiste impérialiste, au huitième Inca, Viracocha (ne confondez pas avec le souverain et dieu de Tiahuanaco s'il vous plait, une peu d'attention !!) en finissant par Atahualpa (empereur de la civilisation Inca, mais pas digne descendant du dieu Soleil) qui a gentiment assassiné le souverain légitime, et du coup mit fin à la dynastie Inca. Mais c'est un peu plus tard, une fois que les premiers espagnols arrivèrent, et cela sera le prochain épisode ! Je pense que vous avez suffisamment souffert pour aujourd'hui ! J
Bon parlons de choses plus sympas ! Qu'est ce qu'on mange et qu'on boit en Bolivie et en particulier sur Cochabamba !! C'est la partie Cuisine du Monde !
Une petite faim pendant la journée ? Rien de tel qu'une bonne salteña, tucumana ou empañada, des petits chaussons farcis à la viande et aux légumes épicés. La salteña (ma préférée), est fourrée de bœuf ou de poulet, d'olives, d'œufs, de pommes de terre, d'oignons, de petits pois, de carottes, d'épices et parfois de raisins secs. Attention cependant, à comment on la mange ! C'est toute une technique ! Cuites au four, un jus se forme à l'intérieure de la salteña (qui est bien imperméable) et donc si on ne croque pas dedans par un des bouts et que l'on ne penche pas la tête en avant, « POC» sur le pantalon ou autre... ! La Tucumana quant à elle, est faite à partir de pate feuilletée, et farcie d'œufs, de patates, de poulet et d'oignons, et a un gout plus relevée que la salteña. L'empañada, elle, a une pate plus épaisse, et une farce semblable aux deux précédentes. On trouve aussi, les Tamales (on en trouve partout en Amérique Latine, j'en mangeais au Honduras), ce sont des chaussons épicés de farine de maïs, farcies au bœuf, légumes, patate et parfois fromage. Suivant comment elles sont cuisinées, ça peut être un peu long à digérer.
Et avec ça me direz-vous, on boit quoi ? Habituellement, un bon Coca, Fanta ou autres sodas légèrement chimique... Oui les boliviens boivent beaucoup de sodas, plus ou moins bons. Ca ne vaut pas la Mirindia au Honduras, soit disant soda à la banane, de couleurs orange fluo et au goût...dégUEUlasse !!!! (dédicasse à la DreamTeam et particulièrement au « sââle sââle » Maxou !). Sinon, un « bon » cafécito (café dégueulasse type marée noir Erika rallongé avec de l'eau histoire d'en avoir plus à boire...), ou au mieux une bonne bière locale ou nationale, on a le choix mais ça sera pour le prochain épisode aussi de Cuisine du Monde où nous aborderons les « plats de résistance » et boissons alcoolisées !
J'espère ne pas vous avoir endormi avec tout cela et que cela vous donne envie de venir en Bolivie (ou pas...) me faire un petit coucou !
Muchos Besos a todas y todos
Julianito
06.02.2010
Bienvenido a Bolivia
Buenas tardes todos !
1er article depuis la Bolivie. Après un petit périple de 21 heures (avec le décalage horaire) qui m'aura fait passer par Sao Paulo (Brésil), Asunción (Paraguay), Santa Cruz (Bolivie) pour terminer à Cochabamba, Bolivie toujours ! Comme vous devez vous en doutez, les sud-américains ne sont pas les plus ponctuels, même (surtout ??) dans les aéroports. 2h d'attente à Sao Paulo, puis j'ai pu profiter de la chaleur étouffante de l'aéroport d'Asunción pendant une petite heure, même avec les gros ventilateurs il faisait un bon 30/35 degrés dans la salle d'embarquement, une petite demi-heure à Santa Cruz (où on ne descend même pas de l'avion), l'avion se pose et redécolle quasiment aussitôt (pour ceux qui connaissent le sketch de Chevalier & Laspalés, c'est à peu près ça...). Je n'ai pas à me plaindre car j'ai voyagé en 1ère classe depuis Sao Paulo (je ne sais pas pourquoi !) donc chouchouter et je n'ai pas arrêté de manger (à chaque vol, à savoir 4 fois depuis ce matin 5h). Au final, arrivé à 13h10 « mas o menos » à l'aéroport de Cocha, avec l'agréable surprise de voir qu'il faisait environ 30 degrés (je ne sais pas exactement car avec le froid qu'on avait en France, j'ai plus trop de notion de « Température »...dédicace pour la DreamTeam !)
Le temps de retirer quelques bolivianos et de sauter dans un taxi qui m'a amené « Al centro » vu que je ne savais pas vraiment où j'allais aller ! Plaza 14 de septiembre, centre ville historique de Cocha, jolie place ombragée par des palmiers où il fait bon flâner en sirotant un bon jus de fruit tout frais pressé en regardant passer les touristes (peu nombreux selon mon détecteur naturel de gringos et autres badauds anglicisé...). Le 1er café venu ferra l'affaire ! Café Paris... ! Même pas fait exprès, plaisir de retrouver l'expresso à 4Bol (0,40€) et de pouvoir fumer sa cigarette en même temps ! Les petits plaisirs les plus simples de la vie sont souvent les meilleurs. Un coup d'œil rapide dans mon Lonely Planet (oui j'ai quand même apporté un guide de voyage, parce que comme le dit le grand philosophe français dont je n'ai plus besoin de dire le nom « Parce qu'on sait jamais...», un hostal pas cher, pas loin du centre ferra l'affaire pour le début en attendant que je trouve une chambre à louer dans une coloc d'expats ou de bolivien, ou même que je me trouve un petit appart pour les 4 mois.
Rendez-vous prit avec Julie pour lundi matin entre 10h30 et 11h (à la bolivienne) au bureau de TUSOCO qui part chance se trouve à deux cuadras de mon hostal. En français dans le texte, una cuadra, c'est un angle de rue, enfin un bloc.
Petite parenthèse architecturale pour les néophytes de l'architecture sud-américaine. Toutes les grandes villes d'Amérique du Sud sont construites de la même façon, grâce (ou à cause...) de la colonisation espagnole. Au centre, la place centrale (normal... souvent appelé Plaza de Armas, ou d'une date historique pour la ville « 14 de septiembre », « 16 de octubre », etc) puis toutes les rues autour forment un damier (on appelle d'ailleurs cela l'architecture en damier...) donc facile pour se repérer, si tu tournes 4 fois à gauche ou à droite, tu reviens à ton point de départ. En Bolivie, dans toutes les villes on trouve una calle Ayacucho (due à la bataille du même nom, le 9 décembre 1824), una calle Bolivar (libérateur de la Bolivie, du Vénézuela, et de la Colombie lors de la bataille précédemment citée), una calle Sucre (Maréchal qui participa avec Bolivar à l'indépendance des pays qui auraient du formé la Grande Colombie, à savoir Haut Pérou, Vénézuela, Colombie, et je dois en oublier un mais mes cours d'histoire de l'Amérique Latine sont loins...). Bref, tout ça pour vous dire que si vous vous perdez dans le centre ville c'est que vous y mettez de la mauvaise volonté !!
Première partie Histoire et Architecture de l'Amérique Latine finie. La suite aux prochaines épisodes (c'est pour vous forcer à revenir régulièrement sur mon blog en vous disant « vite vite allons apprendre de nouvelles choses sur ce beau continent »).
Sur ceux, je vous laisse, la fin de mon weekend va consister à dormir, demain trouver un bar qui diffuse les matchs de rugby après celui du « campeonato nacional", Cochabamba joue contre un des deux équipes de La Paz (dont j'ai oublié le nom). Bref, grosse journée en prévision.
Le mando besitos a todas y todos !
Julien
01.02.2010
J-4 : quelques infos sur le projet
Bonjour à tous,
Au programme aujourd’hui, quelques petites nouvelles fraîches, informations sur la structure en Bolivie, le tourisme solidaire et communautaire (vision de Tusoco) et sur le projet !
Et voila dans 4 jours c'est le grand départ, je m'envole vendredi soir à 21h pour Cochabamba. Mais départ pour Paris demain, nos amis syndicalistes de la SNCF ayant annoncé une grève (ah tiens…) commençant mardi à 20h et se terminant mercredi (normalement…), j’ai pris les devants (pour une fois que je pars pas à l’arrache…). Puis, il y a des personnes (enfin une) sur Paris avec qui je veux passer du temps avant le départ.
Une nouvelle aventure qui commence avec un goût différent par rapport aux précédentes… mais toujours avec cette envie de découvrir, faire découvrir, apporter ma pierre à l'édifice d'un "monde meilleur", plus juste, plus équitable!
Peu de choses à vous raconter pour le moment, mise à part les listes de choses à faire, à ne pas oublier qui se multiplient, se perdent, réapparaissent… Bref, toutes ces choses que l’on fait avant un départ pour quatre mois ! J’entends mon sac de rando qui m’appelle, qui trépigne d’impatience à l’idée de repartir vadrouiller en ma compagnie, mais il attendra ce soir pour être rempli et checké une dernière fois.
Quelques éclaircies sur le pourquoi du comment !
Tusoco (Red de Turismo Solidario e Comunitario) :
Le Réseau bolivien de Tourisme Communautaire et Solidaire – le Réseau Tusoco- est une association à but non lucratif crée et gérée par les organisations de tourisme solidaire de Bolivie. Notre objectif premier est de lutter contre la pauvreté, l’exode rural et la détérioration du patrimoine naturel et culturel des communautés, grâce au tourisme. Nous envisageons donc un tourisme responsable, qui bénéficie tant aux acteurs du tourisme qu’aux communautés dans leur intégralité ; qui crée un marché viable pour les produits locaux ; qui permette un réel échange entre les hôtes et les visiteurs évitant ainsi la folklorisation ; et qui soit une activité soutenable à long terme, qui permettant aux communautés de diversifier leurs sources de revenu.
Le tourisme solidaire et communautaire :
Le tourisme solidaire communautaire est né d’une nécessité de penser et de pratiquer un tourisme respectueux en mettant en œuvre les préceptes de l’économie sociale et solidaire, qui encourage – entre autre – la démocratie directe et l’autogestion.
Le tourisme communautaire est le fruit du travail des communautés indiennes et paysannes qui se sont organisées selon leurs traditions et lois pour gérer au mieux l’activité touristique. Si tous les habitants de la communauté ne prennent pas forcement part de manière directe à l’activité touristique – car le tourisme n’intéresse pas tout le monde – ils l’appuient pourtant car elle leur bénéficie de manière détournée.
Le tourisme solidaire est un projet qui intervient tant dans le domaine économique que social. Il cherche à satisfaire les besoins collectifs et promeut la coopération plutôt que la compétition, car les bénéfices générés par l’activité touristique sont redistribués au travers de la réalisation de projets qui profitent à toute la communauté (matériel scolaire pour les enfants, construction d’infrastructures, dispensaire, etc.)
Le tourisme solidaire communautaire se base sur le fait que grâce au tourisme les communautés peuvent s’auto-développer de manière soutenable, en harmonie avec leurs valeurs et leur milieu naturel.
Pour plus d’informations, je vous invite à aller jeter un œil sur le site web de Tusoco (http://www.tusoco.com), surtout si vous avez l’intention de venir visiter ce magnifique pays (en toute objectivité bien sur…). Venez le visiter de manière intelligente et vraie !
Le projet :
Je serais chargé de mettre en place et de développer les offres de volontariat de courte durée au sein de trois organisations pilotes, membres du Réseau : San Pedro de Sola (Tarija), APSU Livichuco (Oruro) et La Chonta (Santa Cruz) dans un premier temps. Et en parallèle, attaché à un travail auprès ces 3 communautés précises (le Réseau en compte aujourd’hui 24), afin de les aider à structurer, diversifier et améliorer leurs offres touristiques, ainsi que de leur proposer des outils de gestion communautaire du tourisme.
Un article pas forcement très "fun" me direz-vous, mais il faut bien que vous sachiez pourquoi je pars, avec qui, histoire de mieux comprendre ce que je vous raconterais plus tard!
En attendant de vous écrire de Bolivie, je vous souhaite une bonne soirée à tous, une bonne semaine y nos vemos prontito en Bolivia!!
Julien
Avertissement :
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De plus, les différents propos tenus dans ce blog ne sont pas la responsabilité de la Red TUSOCO mais seulement de l'auteur du blog, en aucun cas ils ne pourront être utilisés d'une manière ou d'une autre contre la Red TUSOCO.
Merci de votre compréhension,
18:40 Publié dans Tourisme solidaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note







