Solidaires du monde Créer son blog Se connecter Signaler un abus Retour sur le portail

11.03.2010

Hymne à la Pachamama


Terre-Mère n'est pas à vendre (Keny Arkana)

Ils ont répandu le sang un peu partout sur ton sol
T’ont recouvert de ciment, jusqu’à étouffer ton sol
Te détruise pour du papier, pour souiller tes profondeurs,
Pour nous faire croire en ton deuil, on ne portera ta tombe, car on veut te voir vivre,
Ils t’ont séquestrée de leurs ombres, nous on veut te voir libre…

Tes enfants t’entendent crier, ressentent ta souffrance,
Aujourd’hui sont prêts à se battre pour prendre ta défense
Les puissants te persécutent, comme ils nous persécutent,
Tombés dans la démence, et charmés par Belzebuth
Après t’avoir pillée, fragmentée, bombardée, vidés de tes substances, tes richesses ils ont gardés !
Sans aucun respect, se sont approprié ta chair,
Depuis des millénaires pour t’avoir se font la guerre,
Pacha Mama, tes enfants sont toujours là,
éparpillés sur le globe le point levé pour le combat,
Pacha Mama, c’est nos racines qui sont en toi, tout notre amour sera plus fort que notre désarroi,
Pacha Mama, ton vase rempli à raz-bord,
Ils t’ont condamnée à mort, ils nous ont condamnés à mort !
De toute part s’élève nos voix, allez leur dire d’avance,
Que malgré leur mauvaise foi, Terre n’est pas à vendre !

Terre Mère, Pacha Mama
Notre Terre n’est pas à vendre !

Tes enfants meurent avec toi, dans l’oubli de l’ignorance,
que l’homme moderne ne veut pas voir
Fatalité sublimée sous la flèche de Lucifer, civilisation suicidaire !
Les puissants se font la guerre, pour te voler tes richesses,
T’ont mis à la vente, et brevettent chacune de tes espèces,
Terre Mère, patrimoine ancestrale de vie,
considérée comme une vulgaire marchandise à leur service
Pacha Mama, on porte ta tristesse dans nos airs,
Exploitée, comme nous autres, ta détresse est dans nos êtres,
Pacha Mama, tu es le reflet de nos cœurs, torturée et meurtrie dans le siècle de l’horreur,
Pacha Mama, ils ne voient pas ta souffrance,
Encore moins ton amour et le souffle d’une dernière chance
A tous les enfants de la Terre, le mot d’ordre est délivrance,
Allez leur dire que notre Mère n’est pas à vendre !

Terre Mère, Pacha Mama
Notre Terre n’est pas à vendre !

Notre Mère qui est la Terre, que ton nom soit respecté,
Que ton règne revienne, que tes enfants puissent t’aimer
Donne-nous aujourd’hui, la force d’y croire,
Pardonne-nous notre rage, qu’on se nourrisse d’espoir
Ne nous soumet pas au cynisme que l’homme moderne cultive,
Délivre-nous de la machine et de sa haine qui nous surine
Que ta force reprenne ses droits,
Qu’on se rappelle que c’est toi qui reçoit la vie sous la lumière des étoiles !

Ils ont répandu le sang un peu partout sur ton sol,
T’ont recouvert de ciment, jusqu’à étouffer ton sol
Ont empoisonné ton air, souillé tes océans,
Tes rivières et tes mers et ont vampirisé ton sang
Ils ont fracassé tes saisons, déréglé ton climat,
Ils ont coupés l’horizon avec du béton dégueulasse,
Ils ont exterminés ta faune, racheté ta flore,
Sous estimé ta force, pour nous condamner à mort Pacha Mama !

 

10.03.2010

Feria Internacional de Turismo (Tarija) et Feria de la Uva (El Valle)

Voila quelques jours que je n'ais pas pu vous écrire pour cause de FIT (Feria Internacional de Turismo) à Tarija (sud du pays). Je vais essayer de me rattraper maintenant pour vous tenir au courant de mes péripéties. Je ne ferrais pas un descriptif de ce qu'est la FIT juste vous dire que les 3 jours de feria ont été long et les nuits courtes...Entre dégustation de vin, de fromages et jambons et différents alcool présents dans les stands des autres participants, tenir notre stand (ba oui quand même) et les soirées organisées par la FIT, on n'a pas eu le temps de beaucoup dormir. Je vous passe les retours de mes collègues de chambres bourrés quelques heures plus tard que moi qui allument la lumière, et s'endorment sans penser à l'éteindre, celui qui téléphone à 4h du matin à sa copine et pense qu'en se mettant sous sa couette, on ne va l'entendre, les allers retours de certains entre notre chambre et les autres, etc., etc. Ce fût long et fatiguant mais voila une bonne chose de faite ! Sinon pour vous faire une idée de ce qu'est la FIT, rendez-vous dans l'album photo « FIT 2010 ». Beaucoup de jolies hôtesses pour vous vendre leurs tours de la route du vin ou tout simplement vendre du vin ou autres tours d'aventures. Bref, rien de bien intéressant pour vous de l'autre coté de l'Atlantique...

Le dimanche matin après la FIT (et la soirée de clôture dans un hôtel de luxe avec pinard et amuses-bouches où chaque participant s'est vu offert une bouteille de vin...), direction El Valle de Concepción pour la Feria de la Uva (fête du raisin) et donc « indirectement » celle du vin ! On a continué notre semaine dégustation de 11h à 13h sous un soleil et une chaleur à te faire transpirer le vin qu'on avait bu la veille... ! (Rendez-vous dans l'album Feria de la Uva Valle de Concepción »). Encore une bonne journée de passée avant d'aller me reposer un peu à l'auberge communautaire de San Pedro de Sola d'où je vous écrirais plus longuement !

 

Je profite de ce court article pour appeler à la solidarité envers nos frères chiliens ! Peu importe les différents qu'il peut y avoir entre nos pays, personne ne mérite de vivre une catastrophe comme le tremblement de terre au Chili ou il y a déjà quelques semaines, la catastrophe en Haiti. Vous pouvez faire un don aux différentes associations et ONG présentes sur place, entre autres le Secours Populaire Francais, l'Unicef, la Croix Rouge en cliquant directement sur le nom ! Vos dons sont déductibles à 66% de vos impôts donc pour 30€ donné, vous payerez que réllement 10€! Donc n'hésitez pas!


Solidairement votre,


Julien

 

02.03.2010

Déjà que mon opinion sur les journalistes télés n’était pas terrible mais là…

Et oui vous vous doutez au vue du titre de cet article que je vais vous parler du journalisme, et en particulier des journalistes télés et bien sur d’Amérique du Sud ! Mais pourquoi donc me direz-vous ? Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a un « petit » tremblement de terre (8,8 sur l’échelle de Richter…) au Chili et que tout le pays a été touché (1 chilien sur 8 a été touché par le tremblement de terre ou le tsunami que cela a créé…), mais bon je pense que l’information a été relégué au second plan car la tempête en France est beaucoup plus importante que ce petit tremblement de terre dans le « Tiers-monde ». Peu importe le journal télévisé que vous regardez, je sais qu’il n’en parle pas ! Car c’est bien plus important de savoir grâce à notre JPP national (pas le joueur de foot mais Jean-Pierre Pernault le pseudo journaliste, présentateur des bouses, heu des news sur la chaine éthique qu’est TF1…) que Lucette, 85 ans vivant dans la Creuse a perdu sa collection de sabot en bois qu’elle avait commencé lorsqu’elle été toute jeune à cause de la tempête et qu’elle n’a pas eu le temps de les mettre à l’abri… ! Bref, un coup de gueule en perspective vous vous en doutez, et je ne m’attaquerais pas qu’aux « journalistes » français mais cette fois ci aux « journalistes » chiliens. Avant toute chose, mon ton un arrogant, moqueur et par moment désinvolte n’enlève en rien de la gravité de cette catastrophe, et des centaines de morts qu’il y a au jour d’aujourd’hui. Je préfère prévenir avant que l’on me fasse des commentaires là-dessus…

Donc revenons à nos chiliens. En allant manger ce soir, j’ai eu le privilège de tomber sur la chaine de télé TV Chile qui depuis 24h diffuse en continu et en « direct » des images des régions sinistrées, jusque là, les journalistes font leur boulot. Là où cela me gène, c’est dans le choix des personnes qu’ils « interviewent », le « pire » a été une jeune femme (charmante par ailleurs, d’environ 25/30ans) qui « ha perdido todo » (en français dans le texte : « a tout perdu », ils parlent de biens matériels !) dans la catastrophe et qui nous fait la liste de tout ce qu’elle a perdu, « mi casa, mi tv, mi ropa, mi celular, etc » (en français dans le texte : « ma maison, ma télé, mes habits, mon téléphone portable, etc. » et même jusqu’à « mi virge… » et là dans ma tête, « non c’est pas possible, elle va pas quand même dire sa virginité… », « mi virgen que tenia encima de la cama… » (Traduction : ma vierge que j’avais au dessus de mon lit… »). Raconté comme cela, vous vous dites que c’est moi qui me fait des idées, et que j’interprète mal les choses, mais si vous aviez vu le reportage et l’attitude du journaliste, on sentait que c’était monté pour laisser planer le doute… ! Beau travail de journalisme ! Bon mise à part ces beaux reportages, vous avez le droit aux reportages dans les grandes villes où des délinquants volent tout ce qu’ils trouvent dans les supermarchés dévastés… Le « plus drôle » est qu’ils ne volent pas de la nourriture mais surtout de l’électroménager… Peut être prennent ils de l’avance pour réaménager leurs maisons en ruines…Le tout devant les caméras de télévision qui ne bougent pas et filment leurs scoop du jour ! Heureusement, nos amis policiers et militaires sont là pour remettre tout ça en ordre. Je cite et traduit un policier interviewé (un gros moustachu avec une grosse voix qui fait peur…) «On est arrivé, ils étaient en train d’essayer de rentrer dans le magasin, du coup, on les a défoncé » (le terme n’était pas défoncé car on le dit pas en espagnol mais « pelear », qui au final donne le même résultat…). Continuons dans les choses « drôles », les images des militaires chiliens en train de faire une chaîne pour charger sur des bateaux des énormes paquets de rouleaux de papier toilette, une réflexion sorti de la bouche d’un bolivien qui a devancé mes pensées de quelques secondes, je cite et traduit (cette fois-ci la traduction est au mot près) « regarde moi tous ces trous du cul en train de charger du papier toilette, qu’ils ont l’air con »… Je ne pouvais trouver mieux et le « léger » sourire que j’ai eu quand je l’ai entendu à fait comprendre à son auteur que j’étais plutôt d’accord avec lui. Oui les boliviens ne sont pas forcement les meilleurs amis des chiliens comme vous l’aurez remarqué ! Je vous passe les quelques réflexions plus que limite que j’ai entendu dire par des « djeunes » dans la rue qui auraient mérité une bonne rafale de coup d’boules rotatif comme dirait JP, le gourou de la DreamTeam.

Sinon, j’espère que tout va bien pour vous en France malgré la tempête, la campagne pour les élections régionales, qui je pense, aurait pu être au même titre que la tempête classée comme « catastrophe nationale » (oui même à 12000km de la France, je suis avec enthousiasme et la salive au coin de la bouche ce qui se passe chez vous !), et la rediffusion des meilleurs moments de vidéo-gags ! Comment ? Ah c’était les meilleures performances des français aux JO de Vancouver ! Autant pour moi… ! Heureusement que nos rugbymens sont là pour montrer que la France est encore une grande nation du sport ! Au passage, merci à TV5 Monde Amérique Latine de diffuser les matchs en direct !

Pour finir, niveau boulot, départ prévu mercredi vers 14h (heure bolivienne, donc en fait surement 16h) pour Tarija. Entre 20 et 26 heures de bus suivant les conditions météos, l’état de la route, du chauffeur… Ca me manquait… Je vous tiendrais au courant si je peux de mon arrivée, et de comment se passe la FIT !

Un beso a todos

 

26.02.2010

El Niño pasa… !

Non non je ne vous fait pas une parodie de la chanson andine bien connue « El Condor Pasa » reprise par Simon & Garfunkel il y a quelques années, mais plutôt du temps qu'il fait ici ! Non je ne vous parlerais pas de pluie et du beau juste pour parler mais pour témoigner du changement climatique. Un peu d'écologie, ça ne fait pas de mal de temps en temps ! D'ailleurs je vous recommande d'écouter le reportage de François Ruffin « Petite excursion dans l'imposture durable » dans l'émission de Daniel Mermet « là bas si j'y suis » du 17 décembre 2009 sur France Inter.

Quelle n'a pas été ma surprise ce matin en levant que d'entendre tomber la pluie, j'avais oublié ce bruit depuis bientôt 3 semaines que je suis là (et oui déjà, même si pour certains raisons, j'ai l'impression que ça fait beaucoup plus longtemps !), et m'étais plutôt bien habitué au 20° à 10h quand je partais au boulot ! Bon pour un gars de l'ouest de la France me direz-vous, « la pluie ça le connaît... », oui mais là... ! A peine sorti de l'hôtel, et deux cuadras (vous vous rappelez de ce qu'est une « cuadra », Cf. article sur l'architecture des villes latino-américaines) j'étais déjà trempé de chez trempé ! Au final, le carnaval de la semaine dernière c'était rien... ! Pour ceux qui me suivent depuis mon 1er voyage en 2006 (déjà...) en Amérique Latine, plus précisément au Honduras, ça me rappelait les pluies tropicales auxquelles j'ai eu le droit quand j'étais sur la côte caraïbes et même celles de la région d'Olancho (dans le centre du pays) où je vivais. A la différence que celles ici sont fraiches et que contrairement au Honduras, je ne me presse pas pour aller chercher mon shampoing et prendre une douche dans le patio, car c'est le seul moyen d'avoir de l'eau propre... ! Ici, on n'a qu'à ouvrir le robinet ! Tiens en parlant de ça, petite explication de comment fonctionnent les douches. Vous vous doutez bien que l'eau chaude ne sort pas comme ça des tuyauteries. Elle est chauffée par le biais d'une résistance électrique (qui prend feu par moment...expérience vécue en 2008 au Carretero à La Paz). En gros, vous voulez de l'eau chaude, il ne faut pas ouvrir le robinet trop fort et éteindre la lumière (ba oui c'est branché sur le même réseau électrique...) mais du coup faut savoir se doucher dans le noir, ou alors vous avez la lumière et de l'eau tiède... ! C'est une habitude à prendre ! Bref, revenons à nos lamas ! Des pluies diluviennes se sont abattues sur le pays à cause d'El Niño (et oui même au beau milieu de l'Amérique du Sud), causant des inondations dans les villes (la région de Cochabamba a été la plus touché du pays selon les infos), des crues de rivières qui ont emporté quelques ponts et un camion (les journaux passent en boucle les mêmes images : un semi-remorque se dit qu'il va traverser la rivière où il devait y avoir un pont alors que l'on voit que le courant emporte tout sur son passage... Ca n'a pas loupé, il a fait 20m, c'est fait embarquer par le courant et est tombé du pont d'une bonne quinzaine de mètre...). Nous, sur Cochabamba Cuidad, la zone sud a connu les pires inondations de toute son histoire et le centre à son habitude n'était qu'une immense mare... On ne voyait plus la route, l'eau était montée au niveau des trottoirs, les caniveaux (pour le peu qu'il y en a) étaient « full », bref, on jouait à saute-mouton sur les quelques pavés qui sortaient la tête de l'eau en prenant garde que la voiture qui arrive à toute vitesse te voit et freine mais pas trop sinon elle glisse et que surtout tu as le temps de sauter sur le pas de porte du magasin pour pas qu'en passant, la vague provoquée par la voiture ne te mouille plus que ce que tu n'es... ! Comme on dit au Québec « C'tél Fun Tabarnac ! ». Un temps à rester au lit avec sa chérie au chaud à regarder les derniers films sortis au cinéma, déjà en vente en DVD à tous les coins de rue de Cocha à partir de 19h ! Y sont fort ces boliviens... ! Sinon niveau boulot (ba oui je suis quand même là pour ça), ça avance tranquillement. Du 4 au 7 mars, je serais à Tarija (région viticole du sud de la Bolivie...) pour la FIT (Feria Internacional de Turismo) avec Julie et d'autres membres de TUSOCO, et je reste après sur place pour aller voir une communauté qui est à côté donc ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de nouvelles ! Pour info, il faut environ 20h en bus pour aller à Tarija de Cocha donc je profite de l'occasion d'être sur place pour faire un détour et m'éviter deux voyages sur une route calamiteuse... !

Pour ceux qui veulent m'appeler pour prendre des nouvelles, mon numéro bolivien c'est (00591) 774 04449. N'oubliez pas qu'il y a 5h de décalage donc quand il est 14h30 chez vous, je me lève... !

Besos


22.02.2010

Fin du carnaval

Muy buenos dias

Après 3 jours « intensifs » de travail, le weekend était la bienvenue et c'est avec un certain plaisir que j'ai repris les cours de capoeira vendredi soir. Autant vous dire qu'après 5 mois sans avoir fait de réel sport, la reprise fut assez dure...Mes cuisses me le rappellent aujourd'hui dimanche au moment ou je vous écris. J'ai rencontré jeudi soir à l'hôtel un nouveau français qui venait d'arriver et qui est en stage à La Paz pour 5 mois à l'IRD (Institut de Recherche et de Développement). Et par le plus grand des hasards, il vient de ........Besançon ! (Dédicace pour Mo, il habite précisément dans un village perdu du Haut-Doubs). Le contact s'est donc créé rapidement et on a fini par aller boire un coup, vendredi soir, avec deux parisiennes que l'on avait rencontré dans la journée.

Samedi était le dernier jour du carnaval et pas des moindres car c'était le défilé de « l'ejercito », les militaires, la police, etc pour les non hispanophones. Autant vous dire qu'en Bolivie, quand ils défilent ce n'est pas en tenue de militaires mais déguisés et parfois de façon bien ridicule... C'est bon ça Coco (DreamTeamiens si vous me lisez, c'est pour vous). Donc nous voila partis samedi matin vers 10h pour le Prado (grande avenue de Cocha), arrivés sur la Plaza Colon (en bas du Prado, Cf album photo Cochabamba), on en profite pour acheter quelques « globos » (ballons de baudruches remplis d'eau) à 1bolos les 8, et une bombe de neige artificielle (qui ressemble plus à de la mousse à raser), au cas où... Et oui c'est peut être la seule fois de l'année où on peut lancer des bombes à eau et de la mousse sur les militaires donc pourquoi se priver !!!Après avoir trouvé un trou pour se faufiler à l'intérieur, on trouve à se poser par terre pour regarder passer le défilé. Enfin, entre le moment où l'on est rentré et celui où l'on s'est assis, on s'est pris une bonne douche à coup de pistolet à eau, « globos » et mousse. Nos têtes de « blancitos » faisant de nous des cibles privilégiées. Beaucoup de déguisements d'Avatar (oui oui le film est sorti ici et on le trouve même en DVD...), de personnages de dessins animés (Mario et toute sa troupe, Spiderman, etc.), de fruits et légumes dont le célèbre Pepinos qui se moquait des colons espagnols...

Enfin, dans mes préférés, ceux habillés en femmes ou transsexuels dansant sur « In The Navy »... ! Et oui, les militaires boliviens peuvent avoir de l'humour, même si cela ne se remarque pas forcement au premier abord. Après quelques heures de défilé, de lancer de « globos » et avoir été aspergé de mousse dès que l'on faisait 1 mètre, rien de tel qu'une bonne grillade sur le bord de la route ! Retour sur la Plaza Colon, où l'on se décide à acheter chacun une bombe de mousse et des « globos » en cas de légitime défense bien sur ! Cela n'a pas failli, à peine deux mètres de fait que des « globos » tombaient du ciel, les pistolets à eau faisaient feu à volonté et donc nous aussi en réponse à leurs attaques ! On a bien du passer 1h à se « battre » contre les boliviens et à faire nos Warriors. Oui, le bolivien est un peu mesquin, attaque de dos, et ne pense pas non plus que des « blancitos » font venir le titiller à coup de mousse...Erreur mes amis, vous êtes tombés sur les seuls, qui vous attaque de face et sans raisons apparente ! Après tout, c'est la tradition ! Après avoir fait notre devoir civique de Cochabambinos, on est rentré à l'hôtel en vidant nos bombes de mousses sur ceux qui passaient (personnellement, je m'attaquais à ceux qui attaquaient les jeunes filles sans défenses, c'est mon côté Robin des Bois ou Chevalier servant). Deux gringos ont regretté de nous avoir croisé, car ils ont senti en nous voyant arriver qu'ils allaient y passer... Qu'est ce qu'on a rit ! Bref, un samedi bien sympa, rentrés gaugé à l'hôtel comme dirait Vincent le Bisontin, on aurait eu meilleur temps d'y aller en maillot de bain, mais bon !

Le reste du weekend a été calme, histoire de se reposer de ce samedi de folie et surtout essayer de faire passer mes courbatures de vendredi ! Je pense que lundi je n'irais pas à la capoeira, j'attendrais mercredi !

Vous pouvez retrouver les photos du carnaval dans l'album « Carnaval Cocha 2010 ».

Besitos a todas y todos,

Que les vayan bien, un saludo de Cocha.